RUES DE VIC-EN-BIGORRE

Rabastens (rue de)

De la rue Thiers à l’avenue du Régiment de Bigorre.

Ancestral “chemin de Saubanha”, il s’appelle “chemin de Rabastens” après la création de la bastide royale de Rabastens, par Guillaume de Rabastens, en 1306. Depuis, le chemin a gagné en notoriété ; il est devenu la voie de liaison principale reliant la ville d’Auch à celle de Pau. À l’entrée de Vic-en-Bigorre, la “rue de Rabastens” affiche son ancienneté, depuis six siècles. En effet, sur le “Censier de Bigorre” de 1429, on peut lire la redevance de “Jacmet deu Pont per lou casau de Tandin au cami de Rabastenx”.

Un très beau portail ouvragé

 

La route actuelle est décidée par la Généralité d’Auch, en mai 1787. Son entretien est à la charge des communes traversées. Vic-en-Bigorre supporte 2,775 km (1424 toises x 1,949 m) de route réparée par 437 manœuvres qui chargent et conduisent 136 voitures.

Régiment de Bigorre (avenue du)

Du passage de la voie ferrée, rue de Rabastens, à la croix de la Montjoie, carrefour des routes d’Artagnan, Camalès et Rabastens.

Au début du mois de septembre 1944, la décision de former un régiment de Bigorre, pour participer à l’entière libération du Sud-Ouest, est prise par Pierre Cohou, président du comité de Libération et le colonel Coissard, chef départemental des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I). Le régiment est créé à partir des Corps Francs de la colonne Soulé et commandé par le colonel Faulconnier. Il comprend trois bataillons. Le 1er bataillon de marche est fort de 35 officiers, 102 sous-officiers et 750 hommes plus un appoint de combattants volontaires venus du Béarn, des Landes et du Pays Basque.


Mis à la disposition du colonel Adeline, commandant des Forces Françaises du Sud-Ouest, le 1er bataillon effectue des harcèlements sur les forces allemandes. Le 6 février 1945, le bataillon repousse des coups de mains allemands à Meursac, avant de porter une attaque à Trignac, puis à Saint-Georges-de-Didonne. Le 14 avril, c’est l’attaque de la poche stratégique de Royan. Le 17, l’amiral allemand Michahelles se rend avec ses officiers et une centaine de combattants. Le bataillon de Bigorre est cité à l’ordre de l’Armée. Il a fait 300 prisonniers. Quatorze combattants de Bigorre sont tombés au champ d’honneur. Le régiment de Bigorre est dissous le 8 mai 1945.


La première apparition de “l’avenue du Régiment de Bigorre” sur un registre de décès de l’Etat-civil date de 1979.

République (place de la)

Place centrale de Vic-Bigorre menant aux rues de la Place, Barére de Vieuzac, Silhac et Thiers, elle est traversée par les routes départementales n°934 Auch-Pau et n°935 Bordeaux-Tarbes.

Au Moyen Âge, c’est la place du marché couvert, la “Marcadale”. Cette halle, en bois, est placée à l’est de la place. Le 18 décembre 1792, la municipalité décide de la démolir car elle évoque “un reste de la féodalité” et puis les démolitions serviront à payer les réparations de la promenade des Minimes. L’arrêté du 4 janvier 1793, l’y autorise. Dès lors, la ville est privée de marché couvert, jusqu’en 1862. Soit, pendant soixante-neuf années ! L’ancienne place du marché est baptisée “place Nationale”. Puis, tour à tour, elle prend l’appellation de “place des Merceries”, en 1812, “place Royale” avec le retour de Louis XVIII, à nouveau “place Nationale” en commémoration de la constitution de 1848, “place Impériale” sous Napoléon III, après 1852, et “place de la République”, la troisième, après 1875.


Ancien marché au blé, place bordée de maisons à arceaux, couverts ou portiques selon la terminologie des vieux documents, la place de la République est toujours une artère primordiale de la cité.

Ricau (rue Osmin)

De la route de Bordeaux au chemin de la Hountagnère.

La journée du 1er mai 1981 est choisie par la municipalité vicquoise pour honorer Osmin Ricau, l’élégant “félibre”, “portant grand chapeau et lavallière à petits pois” comme le dira Claude Miqueu, maire de Vic-en-Bigorre. Peintre et poète, né à Ansost, Osmin Ricau fut enseignant à Vic-en-Bigorre. Fin lettré, il manie la langue “mayrane” avec une grande pureté. L’inauguration de la rue Osmin Ricau est un vibrant hommage que rendent, à l’homme et au gascon, la municipalité et les vicquois réunis pour la circonstance.

 

Rossignol (quai)

De la place du Foirail à l’intersection de la rue Clarac et de la rue du Moulin.

L’origine de ce mot vient de “Rochinole”, petit rocher, encastré dans le lit du canal, et auquel est adossé le pilier ouest du pont menant à la rue Clarac. Par effet de diachronie, “Rochinole” est devenu “Rossignole”.
Le 1er mars 1648, les consuls constatent la nécessité de faire réparer le pont de “La Rochinolle”. En 1831, le “quai Rossignole” est répertorié dans la deuxième section des rues de Tarbes. Dix ans après, l’abattoir est construit. Le quai prend l’appellation de “quai de l’Abattoir et du Moulin”. Beaucoup plus tard, cette voie retrouvera sa dénomination ancienne de quai Rossignol mais amputée du e terminal. 


Il est vrai qu’entre le petit rocher où s’adosse le pont calibrateur des hautes eaux du canal, en 1865, et le gai rossignol, la ressemblance n’est pas frappante…

Le pont de la Rochinole