RUES DE VIC-EN-BIGORRE

Marne (rue de la)


Du carrefour : rue de Maubourguet, rue Bouchotte, rue Jacques Fourcade, au pont Debat.

Au bout de l’ancienne “rue du pont Debat” était une passerelle en bois, pour piétons, jusqu’en 1848. Un pont de fortune est construit mais il est enlevé par une crue, en 1855. On décide, alors, d’ériger un vrai pont, avec charpente de bois, reposant sur vingt piliers, en rondins, alignés sur cinq rangées et des culées, en maçonnerie, à parements de briques. La partie boisée sera remplacée par une structure métallique, en 1888.

Plan en élévation de la reconstruction du pont Debat, du 1er août 1855

- A.D.H.P - O.11

 

Cette voie publique devient rue de la Marne par décision du conseil municipal, le 2 décembre 1918. C’est l’hommage rendu par les vicquois au général Joffre et à l’ensemble des opérations victorieuses connues sous le terme de “bataille de la Marne” qui arrêtèrent, du 5 au 10 septembre 1914, l’invasion de la France par les armées allemandes.

 

Marronniers (allée des)

De la rue de Rabastens à l’avenue Léon Vergez.

Le 13 janvier 1859, le Conseil délibère sur l’établissement d’une avenue pour rejoindre la “station du chemin de fer”. Après un courrier échangé entre le maire Camille Darros et Ader, conducteur des Ponts et Chaussées, il est décidé, le 1er septembre 1864, de relier la cour de la gare des voyageurs au chemin de grande communication n°6 Auch-Pau. On appellera cette liaison “avenue du nord de la Gare”. L’avenue de la gare est inaugurée le 5 novembre 1874 ; il ne reste plus qu’à réceptionner la courte liaison vers la rue de Rabastens. C’est chose faite, dix-neuf jours plus tard. “L’avenue de la Station” est née. On plante des marronniers de part et d’autre de la chaussée et, au fur et à mesure de leur croissance, “l’allée des Marronniers” est adoptée par les vicquois.

Maubourguet (rue de)


Du carrefour : rue Jacques Fourcade, rue Bouchotte, rue de la Marne, au carrefour : chemin de la Herray, route de Bordeaux, impasse du Lycée.


La rue de Maubourguet a succédé à la “rue de Baloc” (voir rue de Baloc et route de Bordeaux).

 

Midi (allée et rue du)

Allée du Midi : De la place du Foirail à la rue maréchal Joffre, rive gauche du canal, et au boulevard de Castelnau, rive droite du canal.


Rue du Midi : Du boulevard de Castelnau à la rue de l’Abattoir.

L’allée du Midi longe l’emplacement du fossé, au pied de l’enceinte du château. Construites sur ce fossé, les cours à ciel ouvert des riverains sont alignées suivant une ligne parallèle à la “promenade du Midi”, appelée ainsi après la Révolution. Des platanes y sont plantés vers 1815. Après la décision historique du 2 décembre 1918, elle devient “allée du maréchal Pétain”, en hommage au grand soldat qui se distingue à la tête d’une brigade, à la bataille de la Marne, en septembre 1914. Il s’illustre, aussi, au commandement du 33e Corps d’Armée, en Artois, en mai 1915 et à la tête de la IIe Armée, en Champagne, en septembre 1915. Puis, il dirige pendant dix mois la victorieuse défense de Verdun, en 1916. Il est nommé maréchal de France, en novembre 1918.

Cette allée retrouve son appellation d’origine lorsque le maréchal connaît la disgrâce. Puis, elle est réduite à la portion congrue avec l’arrivée de la rue maréchal Joffre, délogée de l’allée du nord pour raison d’occupation par la rue du général de Gaulle. Que la vie des rues et autres promenades est difficile ! Pour accéder au quai du Midi - boulevard de Castelnau - depuis l’allée du Midi, il faut franchir un pont de faible largeur, sur le canal. Si de là, on souhaite rejoindre la rue de l’Abattoir, on passe par la “rue du Pont”. Il faut attendre les années 1960 pour voir la couverture du canal, à cet endroit. À ce moment, la rue du Pont semble condamnée, elle est rebaptisée “rue du Midi”.

Vue aérienne de l’allée du Midi partagée avec la rue maréchal Joffre

 

Minimes (rue des)

Du boulevard Galliéni à la rue de la Marne.

Le maire Combessies fait ouvrir une rue “sur l’ancien jardin et église des cy-devant Minimes”. Percée en 1802, suivant un axe nord-sud, sur l’emplacement du jardin de la communauté religieuse, la “rue du Couvent” est née. Cette dénomination subsistera jusqu’en octobre 1863, date de la présentation des plans d’alignement où elle est rebaptisée “rue des Minimes”.


Aujourd’hui, les appellations “quai des Minimes”, sur le boulevard Galliéni et “pont des Minimes”, sur le canal des Moulins, ont disparu. Seul, le nom des bons Pères a survécu.

Au débouché de la rue des Minimes, le pont des Minimes

 

Moulin (rue du)

Du pont de la Rochinole (quai Rossignol) au moulin Clarac.
 

Jusqu’en 1841, date de la reconstruction de l’abattoir, on emprunte le “quai Rossignole” (avec un e terminal) et le “quai du Moulin” pour se rendre de la place du Foirail au moulin Clarac. Après cette date, c’est le “quai de l’Abattoir et du Moulin”. Puis, on estime qu’un quai et une rue pour un seul abattoir, c’est trop. Alors, le “quai du Moulin” retrouve ses droits avant d’être rebaptisé “rue du Moulin” dans les années précédant le deuxième conflit mondial. Cette promotion est méritée pour ce noble moulin qui assura, vaillamment, la production d’un contingent à moudre supérieur à tous les autres moulins de la ville.

 

Mulato (chemin de)

De la route de Caixon à la promenade des Arcalès.

Pour sa propriétaire, Paule Rosapelly, mère de l’érudit et folkloriste vicquois, Norbert Rosapelly, “Mulato” et ses vingt hectares furent un laboratoire de mise en œuvre des techniques nouvelles. En 1867, elle obtient des récompenses pour la qualité de son blé et l’élevage de ses animaux de basse-cour. Utilisant, la première, dans le département des Hautes-Pyrénées, la charrue en fer et la fameuse mécanique, elle fut, également, une des premières femmes décorées du Mérite Agricole, en 1889. La métairie “Mulato” est déjà connue et signalée, sur la carte de Cassini, au XVIIIe siècle. Appelé aussi “chemin de Caixon” ou “chemin des Arcalès”, le chemin de Mulato mène au pont du Béarn ou de l’Echez, à l’entrée occidentale de la ville.