JOSEPH FITTE

Buste de Joseph Fitte par Firmin Michelet, statuaire Bigourdan

Maire du 19 février 1881 au 8 février 1893
et du 29 septembre 1894 au 11 janvier 1915.


 

Joseph Fitte est nommé maire de Vic-en-Bigorre par Jules Grévy, le 19 février 1881. Il est vétérinaire de profession après des études à Maisons-Alfort. Il combat dans l’armée de Paris, en 1870. En 1881, il fait campagne pour Eugène Ténot, ancien Préfet des Hautes-Pyrénées, pour l’élection à la Chambre des Députés. En 1885, il soutient la liste républicaine Devès-Ténot qui sera battue dans cette deuxième circonscription. En 1889, il porte son soutien au candidat républicain Nabonne qui sera battu par Achille Fould. 


Aux élections législatives de 1898, il gagne de treize voix au premier tour, mais le ballottage est déclaré nul par le Préfet et le ministre de l’Intérieur Louis Barthou. Il sera battu au deuxième tour. En 1902, Achille Fould ayant abandonné son poste, Joseph Fitte battra largement son remplaçant, le capitaine Baqué, et sera enfin élu député radical-socialiste de la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées. Il sera régulièrement réélu jusqu’à son décès, en 1915. Il siégera au Conseil général, de 1881 à 1915, et reste, au début du IIIe millénaire, le recordman de la longévité municipale puisqu’il aura exercé la fonction de maire pendant 32 ans et 72 jours.

 

En janvier 1878, le parti républicain, emmené par Joseph Fitte, fait la conquête de l’Hôtel de Ville après une lutte mémorable. Ses deux adjoints sont Emile Lacassin et Eugène Serres. Durant ses huit mandats municipaux complets, cet homme énergique et combatif transforme l’abattoir existant en une réalisation moderne, fait construire des bains douches populaires, placer une bascule sur la place du Foirail, agrandir et embellir le collège des garçons, l’école primaire communale des filles, l’école supérieure des Garçons et celle des Jeunes Filles. 

 

Il concentre ses efforts sur l’enseignement populaire. Il laïcise les écoles communales et construit un groupe scolaire avec un confort inconnu des “enfants de pauvres”. Il leur permet ainsi d’accéder au Collège et à l’École supérieure par la voie du Certificat d’Études. Il fonde une caisse des Écoles alimentée par les subventions de l’État, de la ville, des cotisations et des dons. Elle permet la fourniture gratuite des cahiers et des livres sans oublier les chaussures… en hiver. Il va aussi créer des cantines scolaires où l’on sert, à midi, une soupe chaude à volonté ! Son action continue en faveur de tous les enseignements scolaires du chef-lieu est considérable.