202e Anniversaire

du combat de Vic-en-Bigorre

14 h - La bataille fait rage entre Échez, Adour et la lisière sud du bois du Marmajou (le bois n’est qu’une zone marécageuse jusqu’en janvier 1821). Par une rencontre d’une extrême violence, les cuirassiers lourds de Von Bock sont repoussés jusqu’à Baloc (2 km du centre-ville, au nord).

15 h - Von Bock revient et rejoint la 3e Div. de Thomas Picton (6000 hommes) composée des 5e, 83e, 87e et 94e Rgts à pied. Ils attaquent au centre pour forcer le passage. Picton dira être entré dans une « forêt de vignes » faisant allusion aux vignes de hautains (2,50 m/Ht) d’où il était difficile de s’extraire. Venue de la rive droite de l’Adour, apparaît alors la « Light division » anglo-portugaise du Général en chef Sir Charles, comte Von Alten (6000 hommes + 1500 cavaliers)

Le surnombre est visible, il faut dégager la 1re Div. de Darricau qui va céder et c’est la 2e Div. de Darmagnac qui subira les plus gros dommages jusqu’à la nuit. Est-ce le vin local distribué généreusement par la population, les Voltigeurs déchaînés du 6e léger se battront baïonnette au canon avec une rage remarquée. Il faudra les menacer de la prison pour qu’ils rompent le combat (Capitaine Marcel - 69e Rgt de Ligne - 1re Division).

 

17 h - L’ordre de repli général vers Pujo (4 km au sud de Vic) est donné par le Lt général Drouet d’Erlon.

Bilan : Le combat de Vic-en-Bigorre a duré 4 heures (13 h - 17 h). De source anglaise, les Alliés ont perdu 250 soldats et officiers dont le colonel Henri Sturgeon. Les tués et blessés de l’Armée des Pyrénées sont nombreux dont l’adjudant-commandant Brenan.

 

Les forces en présence étaient de 6570 combattants à pied pour l’Armée des Pyrénées de Soult et de 14300 hommes (12000 combattants à pied + 2300 cavaliers) pour l’Armée Alliée de Wellington.